Rispéridone

J’avais déjà rédigé un article sur les dangers de la prescription de rispéridone, ici. En janvier 2016, en accord avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), les laboratoires commercialisant des spécialités à base de rispéridone ont d’ailleurs souhaité rappeler les conditions d’utilisation de la rispéridone dans la population pédiatrique par un courrier destiné aux psychiatres, neurologues, pédopsychiatres, pédiatres et médecins généralistes. Ce courrier est consultable en PDF sur le site de l’ANSM, ici.

En effet, des utilisations en pédiatrie dans des indications non autorisées dans le cadre de l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) ont été identifiées en France. La rispéridone doit être utilisée uniquement dans les indications approuvées en France et la durée d’utilisation chez l’enfant doit être courte (jusqu’à 6 semaines).

Le rispéridone n’a pas sa place dans le traitement du TDAh, il n’est à utiliser que pour des épisodes agressifs sévères et des troubles de conduites identifiés. Si toutefois votre enfant s’est vu prescrire à tort du rispéridone, il ne faut pas cesser le traitement du jour au lendemain, mais l’arrêter progressivement, et en concertation avec votre médecin, sous surveillance médicale stricte, l’arrêt brutal pouvant entraîner des effets secondaires. N’hésitez pas à présenter le courrier de l’ANSM lors de la consultation pour réévaluer la réelle nécessité du rispéridone avec le médecin.
DHPC-160128-Risperidone

 

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