Vers une meilleure compréhension des troubles cognitifs ?

ADHD Europe vient de relayer un article de ScienceDaily pour lequel je m’empresse de faire une traduction !  N’étant pas bilingue, j’espère ne pas faire d’erreur, si vous en trouvez n’hésitez pas à me le signaler !

Un gène appelé PTCHD1 aiderait à faire la distinction entre les échanges importants et les sons/stimulis externes sources de distractions. Ce gène est actif dans une région du cerveau, le noyau thalamique réticulaire, qui permet de faire cette distinction.


Figure montrant la région du noyau thalamique réticulaire ou TRN, dans le cerveau de la souris, où le gène PTCHD1 est actif (région sombre au milieu).
Crédit: Image « nature »
 Des études antérieures montrent que les personnes nées avec des défauts dans le gène PTCHD1 rencontrent des difficultés de surcharge sensorielle. Cela crée un ensemble de symptômes tels que le déficit d’attention, l’agressivité et les troubles du sommeil, symptômes également associés à des troubles comme l’autisme ou le TDAH.

Les chercheurs de NYU Langone Medical Center à New York et du Massachusetts Institute of Technology ont mis en évidence les mécanismes par lesquels le gène PTCHD1 défectueux perturbe les circuits nerveux qui sculptent normalement l’attention par l’amortissement de l’information sensorielle distrayante.

Publiée dans la revue Nature du 23 Mars 2016, la nouvelle étude révèle que les souris sans PTCHD1 ne pouvaient pas réguler les distractions comme les souris du groupe contrôle. Les chercheurs ont également défini les mécanismes derrière ces déficits et ont pu en partie inverser ce déficit avec un traitement expérimental.

Les résultats de l’étude tournent autour du thalamus, la région du cerveau qui relaie l’entrée des informations visuelles, auditives et tactiles vers le cortex, où elles sont traitées. Dans le thalamus, l’atteinte du gène PTCHD1 affecterait le noyau thalamique réticulaire ou TRN dans l’ensemble des maladies qui présentent des déficits d’attention, en empêchant le filtrage des distractions sensorielles.

«À notre connaissance, cette étude est la première à détailler la biologie derrière la dysfonction thalamique dans les troubles cognitifs provoqués par des défauts PTCHD1 dans le cerveau des mammifères», explique Michael Halassa, MD, PhD, professeur adjoint à l’Institut de neurosciences à l’Université de New York Langone. «Nous croyons que ce travail définit une nouvelle catégorie de maladie basée sur les signatures biologiques communes entourant le« thalamus percé »et basé sur un TRN dysfonctionnel. Il peut être nécessaire de repenser les définitions de la maladie pour donner des traitements plus précis. »

Pour l’étude, l’équipe a mesuré la capacité des souris privées de PTCHD1 à effectuer des tâches en occultant les stimulis externes (éclats de lumière liés à une récompense en nourriture et pas de récompense si distractions) par rapport à des souris normales. En changeant le stimulus lié à des récompenses, les souris ont reconsidéré la façon et l’attention sur la tâche, les chercheurs ont surveillé les influx et circuits nerveux.

les cellules nerveuses TRN chez les souris sans gène PTCHD1 sont 25% inférieures à celles des souris contrôle. Les souris dépourvues du gène PTCHD1 font trois fois plus d’erreurs dans les «tests de concentration » que les souris ctrl. Egalement, les changements comportementaux et moléculaires trouvés dans les souris d’étude ressemblent à ceux observés chez les patients humains sans PTCHD1.

En plus de la surcharge sensorielle, de nombreuses formes de TDAH et d’autisme (y compris autismes liés à des défauts PTCHD1) rencontrent des troubles du sommeil. Pour s’endormir, le cerveau doit pouvoir baisser d’attention aux images et les sons. L »étude révèle que les souris « knock-out » n’ont pas le même rythme circadien d’endormissement. Des niveaux plus élevés de calcium seraient corrélés à des niveaux plus élevés de TRN pour filtrer les entrées sensorielles.

Compte tenu de la théorie émergente sur les apprentissages journaliers convertis en souvenirs permanents pendant le sommeil, ce dysfonctionnement du thalamus causerait une double difficultés aux apprentissages : la distraction pendant l’éveil et la mauvaise consolidation de la mémoire pendant le sommeil.

L’étude confirme que la suppression du PTCHD1 réduit les niveaux de calcium dans les cellules nerveuses TRN et donc le filtrage des stimulis externes. L’équipe a également partiellement restauré les TRN avec un médicament expérimental appelé 1-éthyl-2-benzimidazolinone qui trompe les cellules en mimant un niveau de calcium normal. Bien qu’un traitement similaire pour l’homme ne soit pas à l’ordre du jour, le médicament à l’étude fourni la première preuve que les futurs médicaments peuvent être en mesure de restaurer les taux de combustion des cellules nerveuses pour réinitialiser la fonction thalamique.

Source:

  NYU Langone Medical Center


Journal de référence:

  1. . Michael F. Wells, Ralf D. Wimmer, L. Ian Schmitt, Guoping Feng, Michael M. Halassa déficience réticulaire thalamique soustend le déficit de l’ attention chez Ptchd1Y / – souris Nature 2016. DOI: 10.1038 / nature17427
Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s