TDAH et recherche française

Voici 3 vidéos reprenant les travaux de recherches de l’Université de Strasbourg sur le TDAH et notamment son hypothèse d’une hypersensibilité du colliculus supérieur et de la noradrénaline, entrainant un manque de contrôle de l’attention visuelle, modifiant ainsi les saccades occulaires et donc la perception de l’environnement, gênant l’attention et provoquant l’impulsivité, puisque le colliculus supérieur joue un rôle clé dans l’intégration sensorimotrice.
Ce défaut d’intégration sensorielle viendrait perturber l’analyse du comportement à adopter. Selon la perception propre à chaque sujet, les autres aires cérébrales seraient différemment touchées expliquant les hyper ou hypo activités observées par les études en neuro-imageries (défaut ou excès d’activation de « circuits de la récompense » des structures sous-corticales ; défaut d’inhibition fronto-cortical /exécutif néocortical ; connectivité inter-régionale des circuits cortico-sous-corticaux…)

Cette hypothèse sur le colliculus supérieur marque aussi l’importance d’une évaluation othoptique des troubles neurovisuels et oculomoteurs souvent associés au TDAH, ainsi que celle d’éventuels troubles sensoriels.

A rappeler aussi l’héritabilité du TDAH (76%) , mais l’absence de gène spécifique trouvé, ou plutôt l’association d’un ensemble de gènes candidats qui varient également selon d’autres troubles associés, avec surtout l’importance des récepteurs dopaminergiques : génétique du TDAH .

Merci au Professeur Michael Reber pour les précisions qu’il apporte :
« Le commentaire sur votre blog concernant nos 3 vidéos est pertinent et assez juste.
Disons que le colliculus supérieur est une structure primaire d’analyse multi-sensorielle, recevant des informations visuelles, auditives (surtout chez l’homme) et somato-sensorielles (le toucher). Si des défauts d’analyse de ces données ont lieu déjà dans cette structure, il nous parait logique que les autres structures connectées (cortex préfrontal notamment) présentent elles aussi des défauts. Comme vous l’avez justement mentionné, cela rend pertinent les approches pluridisciplinaires et notamment orthoptiste et orthophoniste. L’idée est que les patients avec TDAH n’ont plus la capacité de « filtrer » les stimulations sensorielles pertinentes -et en particulier visuelles et auditives- des informations non pertinentes (qu’on appellerait chez nous du « bruit »). »

A noter que l’équipe de Michael Reber a besoin de soutien pour la poursuite de ces travaux – les effets du méthylphénidate sur l’hypersensibilité visuelle et l’augmentation de la noradrénaline dans le colliculus supérieur – et ainsi mieux comprendre et améliorer la prise en charge médicamenteuse des patients atteints de TDAH.

La spectrométrie de masse,  une technologie de pointe utilisée pour ces études, est complexe et coûteuse. C’est la raison pour laquelle, pour réaliser cette étude, est lancée une campagne de levée de fonds pour l’Université de Strasbourg et les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg. Les dons bénéficient d’avantages fiscaux et ouvrent les portes à un programme de reconnaissance (contreparties).  Plus d’info sur la campagne Unistra – TDAH ici : http://campagne.unistra.fr/TDAH

 

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